Forêt du Day : le dernier grand massif forestier de Djibouti

La forêt du Day est le principal massif forestier de Djibouti : une zone protégée de 30 kilomètres carrés, à l'ouest du golfe de Tadjoura, dans la région de Tadjourah. Elle occupe le massif de Goda, dont le sommet culmine à 1 799 mètres au Bara'barré, et concentre la quasi-totalité des zones boisées du pays. Elle abrite le francolin de Djibouti, seul oiseau endémique du pays, aujourd'hui gravement menacé.
Une forêt relique, pas une forêt tropicale. La forêt du Day n’est pas un vestige de jungle : c’est un îlot de végétation d’altitude, survivant dans un pays aride parce que le relief y retient l’humidité. Sa valeur vient précisément de sa rareté — et sa fragilité vient du même endroit.
Qu’est-ce que la forêt du Day ?
La forêt du Day est une zone naturelle protégée du centre de Djibouti, et le principal ensemble boisé du pays. Le catalogue la présente comme le lieu qui « rassemble toutes les zones boisées de la République de Djibouti » ; le parc concentre en tout cas l’essentiel des peuplements forestiers nationaux.
Elle a une histoire administrative ancienne. L’article consacré au parc rapporte qu’un parc national du Daï est créé par un arrêté du 6 janvier 1939, qu’il sert alors de lieu de villégiature aux Européens, et que des gîtes pour touristes y sont construits en 1952, quand une piste en facilite l’accès. La superficie, elle, a reculé : d’environ 100 km² à l’origine, elle est aujourd’hui de 30 km².
Le catalogue la décrit comme une oasis de verdure et de fraîcheur, accessible toute l’année. La nuance tient en un mot : ce qui décide de l’accès, ce n’est pas le site, c’est la piste. Nous y revenons plus bas.
Où se situe la forêt du Day ?
La forêt occupe le massif de Goda, à l’ouest du golfe de Tadjoura, dans la région de Tadjourah. Le point haut du parc se situe à 1 782 mètres, et le massif qui le porte culmine un peu plus haut, au Bara’barré, à 1 799 mètres, près de la ville de Day. C’est cette altitude qui explique tout le reste : elle retient les nuages, ralentit l’évaporation et permet à des arbres de tenir dans un pays où l’eau manque.
| Repère | Donnée | Origine |
|---|---|---|
| Statut | Zone naturelle protégée, parc national depuis 1939 | Catalogue et article consacré au parc |
| Superficie | 30 km² (contre environ 100 km² à l’origine) | Catalogue et article consacré au parc |
| Point haut du parc | 1 782 m | Catalogue, fiche de la forêt du Day |
| Sommet du massif de Goda | 1 799 m, au Bara’barré, près de Day | Catalogue, fiche des monts Goda |
| Limite des peuplements | 950 m : au-dessus, genévriers et oliviers ; en dessous, acacias et Terminalia | Catalogue et article consacré au parc |
| Essences dominantes | Juniperus procera, Olea africana, Buxus hildebrandtii, Tarchonanthus camphoratus | Catalogue et article consacré au parc |
| Oiseau emblématique | Francolin de Djibouti, endémique, en danger critique d’extinction | Catalogue, article consacré au parc, article consacré au francolin |
| Région | Tadjourah | Catalogue |
Le massif se rejoint depuis Tadjourah ou depuis la route de l’intérieur. Nous ne publions pas de distance ni de durée de trajet : elles dépendent du point de départ et de l’état de la piste. Pour la logistique, voyez la location de 4×4 avec chauffeur.
Quelles plantes et quels animaux y trouve-t-on ?
Quatre essences dominent le couvert, d’après le catalogue comme d’après l’article consacré au parc : le genévrier d’Afrique (Juniperus procera), l’olivier africain (Olea africana), le buis (Buxus hildebrandtii) et le Tarchonanthus camphoratus.
La répartition suit l’altitude. Au-dessus de 950 mètres, sur les pentes escarpées, on trouve ces quatre espèces. En dessous, là où l’eau s’accumule davantage, le buis reste mais le cortège change : Terminalia brownii et plusieurs espèces du genre Acacia prennent le relais. Cette limite des 950 mètres n’est pas une frontière nette, c’est une tendance.
Côté faune, l’espèce la plus notable est le francolin de Djibouti (Pternistis ochropectus), un oiseau terrestre de la famille des faisans, long d’environ 35 centimètres, endémique du pays. C’est aussi lui qui a fait connaître la forêt : l’espèce a été décrite en 1952 à partir d’un spécimen collecté dans la forêt du Day. Elle est aujourd’hui classée en danger critique d’extinction, avec un déclin estimé à 90 % de sa population en vingt ans, et n’est connue que de deux localisations à Djibouti.
La forêt abrite également d’autres oiseaux et une petite faune de milieu boisé, mais c’est le francolin qui justifie l’essentiel des efforts de conservation.
Pourquoi la forêt du Day est-elle menacée ?
Le problème est quantifié. L’article consacré au parc estime que 88 % des forêts de genévriers du Day ont disparu au cours des deux derniers siècles, dont 20 % en moins de cinquante ans. Autrement dit : la dégradation n’est pas ancienne et stabilisée, elle s’est accélérée récemment.
Trois pressions se cumulent. Le pâturage, qui empêche la régénération en mangeant les jeunes pousses. Le prélèvement de bois, pour le chauffage et la construction. Et le climat : dans un milieu déjà limite, une série d’années sèches suffit à faire reculer la forêt.
Conséquence pour le visiteur : ce n’est pas un décor. On y marche sur des sentiers, on n’y allume pas de feu, on n’y coupe rien, et l’on remporte tout ce qu’on apporte.
Que peut-on visiter sur place ?
La forêt se parcourt à pied. Le catalogue mentionne deux éléments concrets : les gîtes construits pour les touristes, héritage de la période où le site servait de villégiature, et la cascade de Bankoualé, décrite comme s’écoulant en continu. La vue sur le paysage environnant, depuis les hauteurs du massif, fait partie du programme.
C’est un site de marche et d’observation, pas un site d’attraction : pas de manège, pas de tyrolienne, pas de boutique. Prévoyez des chaussures fermées, de l’eau, et une couche pour la fin de journée — à près de 1 800 mètres, les soirées ne ressemblent pas à celles de la côte.
Quand et comment visiter la forêt du Day ?
Le catalogue la dit accessible toute l’année, et n’annonce aucune fermeture saisonnière. Retenez la nuance : ce qui décide, ce n’est pas le site, c’est la piste. Son état change avec les pluies et le passage des véhicules, et l’accès peut devenir difficile sans prévenir. Vérifiez la veille.
Pour le climat général du pays et le choix de la saison, notre page quand partir à Djibouti et celle sur la météo et le climat donnent les repères utiles : l’altitude adoucit la chaleur, elle ne la supprime pas.
Deux usages se complètent : la journée d’excursion depuis Tadjourah ou la côte, et le séjour d’une nuit sur place, qui permet de marcher tôt le matin et en fin de journée. Pour dormir dans le secteur, voyez notre page sur les campements et écolodges.
Combien coûte une visite de la forêt du Day ?
Le catalogue Dalmar publie un package Forêt du Day, dont le tarif par personne décroît avec la taille du groupe.
| Taille du groupe | Tarif publié, par personne |
|---|---|
| 1 personne | 87 220 Fdj |
| 2 personnes | 62 300 Fdj |
| 3 personnes | 51 620 Fdj |
| 4 personnes | 44 500 Fdj |
| 5 à 10 personnes | 35 600 Fdj |
Ces montants sont ceux de l’offre publiée, reprise telle quelle depuis le catalogue. Ils portent sur l’organisation de la sortie ; le contenu exact (transport, repas, guide, nuitée) doit être confirmé avec l’opérateur au moment de la réservation, car nous ne le détaillons pas ici.
Questions fréquentes
Peut-on visiter la forêt du Day toute l'année ?
Le catalogue présente la forêt comme accessible toute l'année, et il n'annonce aucune fermeture saisonnière. La variable, c'est la piste : son état change avec les pluies et le passage des véhicules, et l'accès peut devenir difficile sans prévenir. Renseignez-vous auprès de votre opérateur ou de votre loueur la veille du départ, plutôt que de vous fier à une saison théorique.
Qu'est-ce que le francolin de Djibouti ?
C'est un oiseau terrestre de la famille des faisans, long d'environ 35 centimètres, endémique de Djibouti : on ne le trouve nulle part ailleurs. Il est classé en danger critique d'extinction, après un déclin estimé à 90 % de sa population en vingt ans, et n'est connu que de deux localisations dans le pays. Son observation n'a rien d'automatique : l'oiseau est très farouche et vit en petits groupes dans les genévriers.
Quelles essences trouve-t-on dans la forêt du Day ?
Quatre espèces dominent le couvert : le genévrier d'Afrique (Juniperus procera), l'olivier africain (Olea africana), le buis (Buxus hildebrandtii) et le Tarchonanthus camphoratus. La répartition suit l'altitude. Au-dessus de 950 mètres, sur les pentes escarpées, ce sont ces quatre essences ; en dessous, là où l'eau s'accumule davantage, apparaissent le buis, le Terminalia brownii et plusieurs espèces d'acacia.
Pourquoi la forêt du Day est-elle menacée ?
Parce que son couvert se réduit. L'article consacré au parc estime que 88 % des forêts de genévriers du Day ont disparu au cours des deux derniers siècles, dont 20 % en moins de cinquante ans. La pression vient du pâturage, du prélèvement de bois et du changement climatique. Conséquence directe : le francolin de Djibouti, qui dépend de cet habitat, figure parmi les espèces gravement menacées.
Combien coûte une visite de la forêt du Day ?
Le catalogue Dalmar propose un package Forêt du Day dont le tarif par personne baisse avec la taille du groupe : 87 220 Fdj pour une personne seule, 62 300 Fdj à deux, 51 620 Fdj à trois, 44 500 Fdj à quatre, et 35 600 Fdj par personne pour un groupe de cinq à dix. Ces montants sont ceux de l'offre publiée, transport et organisation compris selon l'opérateur.
Sources
Localisation
Lat. 11.75595Long. 42.68685
Destinations





